—    Edito de votre curé    –

 

Le 3 septembre 1939, il y a juste 80 ans, la France entrait en guerre.

Peu vont se souvenir de cette date, pourtant elle signifiait l’entrée de notre pays dans un chaos indescriptible aux conséquences morales bien supérieures aux blessures de la première guerre mondiale.

Nos dirigeants berçaient d’illusion le peuple français en claironnant « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts ».

Cependant, à partir de l’offensive allemande du 10 mai 40, le désastre fut chaque jour plus effroyable. Un exode de 6 millions de réfugiés. 58 829 soldats français morts en 40 jours (3458 anglais, 13 000 belges, 63 682 allemands). En France : 21 000 victimes civiles, 123 000 soldats blessés et 1,8 million de prisonniers. Les destructions étaient immenses. Mais, après l’armistice du 22 juin 1940, le pays occupé pour moitié connaissait encore des drames terribles. Le 3 juillet 1940, nos alliés anglais attaquaient notre flotte à Mers-el-Kebir tuant 1295 marins. Le 24 juillet, les allemands torpillent, au large de Portland, le Meknès qui rapatriait des soldats français, faisant 420 morts.

Puis, le pays subit une occupation totale à partir du 11 novembre 1942. L’économie de notre pays fut pillée par les nazis. Il y eut les déportations, les otages fusillés, le S.T.O.

En 1944, en France, les bombes alliées rasaient des villes entières, tuaient 60 000 civils et en mutilaient 75 000.

Nier ou oublier ces jours sombres compromettrait notre jugement. La paix est un bien précieux qu’il faut préserver avec fermeté. Nos pères l’ont chèrement acquise, ne la  bradons pas. Unissons-nous pour elle.

Votre curé, l’abbé Olivier Nicque

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